Présentation

revolte du jour

Vous allez a la banque deposer 1500 euros en espece, il s'agit de votre argent ok pas un credit, on est d'accord, la banque est heureuse de vous voir arriver et encaisse sans sourciller vos fonds,

vous revenez le lendemain, pour retirer vos 1500 euros, et là : la banque vous dit bien gentillement que pour retirer VOS 1500 euros, il faut la prevenir 48 heures en avance.

conclusion : continuez comme cela et restez con. a mediter?!

ma cible aujourd'hui

Vendredi 22 décembre 2006

les elections presidentielle arrivent a grand pas, et je ne vais pas me gener de donner mon avis sur les politiciens

Aujourd'hui ce sera Monsieur le Ministre de l'Économie, des finances et de l'industrie

MONSIEUR THIERRY BRETON

Voici le liens vers sa biographie :

http://alize.finances.gouv.fr/general/breton.htm ou http://fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_Breton

Ce Monsieur, a ete président directeur général de France Télécom à partir du 2 octobre 2002 jusqu'au 27 février 2005.

France Télécom et Deutsche Telekom
France Télécom et la plupart des opérateurs historiques européens se sont lancés il y a quelques années dans une stratégie ambitieuse d'expansion géographique et de diversification pour compenser les effets inéluctables de l'arrivée de la concurrence sur leur activité traditionnelle. Cette stratégie bute sur la faible rentabilité (pour le dire aimablement) des filiales créées, du moins compte tenu des sommes astronomiques dépensées pour elles. On se souvient que, par exemple, France Télécom a acheté Orange pour 42 milliards d'euros et Deutsche Telekom VoiceStream pour 33 milliards d'euros; toutes les deux ont payé fort cher leurs licences UMTS en Allemagne (11 milliards d'euros pour Deutsche Telekom) et au Royaume-Uni.

Les opérateurs ont donc dû faire le ménage dans leur bilan en acceptant des pertes ponctuelles à des niveaux exceptionnels : France Télécom aura perdu entre 17 et 19 milliards d'euros en 2002 et Deutsche Telekom 28 milliards. Malheureusement, ces entreprises s'étaient lourdement endettées pour leurs acquisitions : France Télécom a plus de 70 milliards d'euros de dettes et bien que l'activité courante de l'opérateur soit rentable et que les nouvelles activités le soient probablement à moyen terme, le cash-flow qu'elles génèrent actuellement n'est pas suffisant pour assurer le service de la dette. Le nouveau PDG Thierry Breton a parlé d'un " mur de liquidités " à surmonter (15 milliards d'euros à rembourser en 2003, 15 en 2004, 20 en 2005). La crise que ces entreprises ont traversée en 2002 était donc très grave et elle aurait probablement conduit des entreprises plus petites et moins visibles au dépôt de bilan. Tous ces éléments n'ont pas échappé aux analystes et la notation financière des dettes de ces entreprises est devenue très mauvaise, renchérissant le service de la dette et rendant plus difficile leur redressement.

Les remèdes ont été classiques, nous en avions déjà donné une liste l'an dernier : réduction des coûts, y compris salariaux (22 000 départs d'ici à 2005 à France Télécom, mais l'affaire est difficile compte tenu du statut des fonctionnaires de l'entreprise; Deutsche Telekom supprimera pour sa part 30 000 emplois d'ici à 2005) ; élaga-ge des " branches mortes " (en particulier les licences UMTS marginales, les participations dans les médias) et vente des
" bijoux de famille "; enfin restructuration financière avec recapitalisation (mais il ne faut pas ruiner les petits porteurs…).
Naturellement, cela s'est aussi fait en changeant les hommes. En 2001, British Telecom avait renouvelé son équipe dirigeante. En 2002, Michel Bon a été remplacé par Thierry Breton à France Télécom et Ron Sommer par Kai-Uwe Ricke à Deutsche Telekom.
cliquer pour avoir le début du document

Le film de l'année 2002 pour France Telecom

 

Mars

Annonce de 8,3 milliards d'euros de perte pour 2001; le bilan est nettoyé de 10,2 milliards d'euros (MobilCom, NTL, Telecom Argentina, Equant)
Projet de Vente de 35 % de TDF sur la base d'une valorisation de 2,1 milliards d'euros ; la CDC en achète 20 %. Finalement, la société sera cédée en majorité en juillet pour 1,6 milliard d'euros à un consortium (Charterhouse, CDC Ixix, Caisse des Dépôts)
Annonce d'un accord provisoire avec MobilCom

Juillet

Vente du solde de la participation dans STMicroelectronics (500 M€)

Septembre

Finalisation de la vente de Stellat à Eutelsat (180 M€)
Le gouvernement allemand amène 400 M€ à MobilCom
Annonce de 12,2 milliards d'euros de perte au 1er semestre ; Démission du PDG Michel Bon ; Thierry Breton lui succédera
30/9 Point bas du cours de l'action (6,94 €)

Novembre

Accord final avec MobilCom

Décembre

Présentation du plan Ambition FT 2005 ; remaniement de l'équipe dirigeante ; France Télécom devrait afficher entre 17 et 19 milliards d'euros de perte en 2002 ; l'Etat, via l'établissement public ERAP apportera jusqu'à 9 milliards d'euros d'avance d'actionnaire et se déclare prêt à perdre la majorité ; la Commission européenne annonce qu'elle va lancer une enquête
Vente du câblo-opérateur néerlandais Casema à Carlyle et Providence pour 700 M€ ; retrait d'Orange de la Suède
Cours de l'action en fin d'année : 16,68

voici quelque liens

les bilans de france telecoms : http://www.francetelecom.com/fr/espaces/investisseurs/donnees/reference/

C'est ce Monsieur qui gere les Finances de la France avec VOS IMPOTS et c'est ce meme Monsieur qui etait PDG de France Telecom la société la plus endetté au monde, alors si en France ca va pas mieux vous etonnez pas !!!!

 

Par ROUHAUD Franck
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Vendredi 29 décembre 2006
Bonsoir, je suis un des plus fidele clients de free ( abonné de la premiere heure ) hors, ma vie depuis a changer. je suis titulaire du rmi depuis peu, j'avais commander un telephone wifi/gsm ( avant de me retrouver au rmi ) lorsque j'ai appris ma nouvelle situation, j'ai aussitot appeler pour annuler ma commande sachant tres bien que je ne pourrai pas l'honorer. Il ya 3 semaine de cela, je recois un colissimo a la poste, je vais le chercher et là ama grande surprise c'est le telephone de free qui avait sois disant ete annulé !!! je fais tout de suite opposition au prelevement de free et je les appelle pour les prevenir, soit il le reprenne, soit ils acceptent un paiement en 2 fois, finalement un conseiller note un paiement en deux fois, j'envoie donc un mandat cash de 80 euros ce mois ci ( le 22/12 ),et une lettre leur demandant comme c'est les fetes de ne pas me couper le tel et internet puisque le solde arrivera a echeance le 6/01/07. hors depuis cette nuit j'ai plus internet ni le telephone donc totalement injoignable pour les fetes !!!! cool je serai pas trop derangé !!!! ce matin j'appelle free en m'enervant un peu, sans compter le fait que j'avais ecrit en meme temp au service reclamation car j'avais connu le probleme d'adresse MAC pendant 6 jours !!! donc si je fais le calcul, je serai rester ce mois ci a peine 10 jours avec internet et le telephone + la tv en etat de marche sur un mois ca fait pas beaucoup. devant l'entetement de free, je les ai donc prevenu de la chose suivante: ETANT AU RMI: je suis insaissisable. Je leurs doit 294.37 euros, j'ai la freebox hd + le telephone wifi/gsm. J'ai deja ete a la poste me faire rembourser mon mandat cash de 80 euros. et mon compte en banque ne laissera plus jamais passer de prelevemnt free !!! je leur ai donc dit d'aller se faire ........, ( tres vulgaire mais enerver !!! )et que je garder tout leur equipement sans les payer. je me suis deja reinscrit chez un de leurs concurrent et donc dans 3 semaine environs, moi j'aurai de nouveau internet, la tv, et le telephone, et FREE aura perdu ( 294.37 euro facture + 400 euros freebox hd )+ tous les membres de ma nombreuse famille a qui j'ai demander par solidarite de quitter free. ( 14 clients en moins ) VOILA J'AIME PAS QUE L'ON ME PRENNE POUR UN C.. Juridiquement je ne risque rien, etant donner que je demenage le 1/01/07 et biensur free n'aura pas ma nouvelle adresse !!!!
Par ROUHAUD Franck
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Samedi 27 janvier 2007
Le ministre Claude Allège épinglé pour ses notes de frais en OR: (12/01/2000)
Rappel des faits, Claude Allègre était Président du BRGM de 1992 à 1997, au moment de la vente des mines d'or de la France au Pérou. Un document très compromettant dévoilé par VSD, montre un morceau d'une liste d'une note de frais concernant des voyages très lointains. Jugez-en, Boston, Los Angeles, San Francisco, Tanger, en première classe évidemment, sans parler des restaurants et hôtels. Ce déboulonnage en règle de claude Allègre a été réalisé par les soins du directeur comptable du BRGM. Lors de son départ Claude Allègre a essayer de justifier la vente de ces mines au Pérou et de se défausser pour ses notes de frais, il a aussi tenté de charger le directeur, Jean-Pierre Hugon, sans réussite. Toujours est-il qu'à la suite de cette ténébreuse affaire, il y a une plainte au pénale déposée en France pour escroquerie. Si cette affaire traîne de trop, peut-être se retrouvera-t-elle devant la justice européenne, au motif de la violation de l'article 6, qui dit que toute affaire doit-être entendue dans un délai raisonnable. Or à ce jour, on ignore même si un juge est en charge de ce dossier. Or il faut savoir que si le BRGM ne se constituait pas partie civile avant le 25 novembre, le problème de la prescription se posait. La mine d'or est définitivement perdu depuis longtemps, il ne faut pas se faire d'illusion. Ce que peuvent seulement espérer les contribuables français, c'est faire condamner les responsables d'une perte aussi incroyable, qui représentait un des biens publics en OR de la France. Quant à VSD qui en bon journaliste ont demandé à Claude Allègre de réagir, ce dernier a choisis de ne pas répondre. Quant aux plaintes de J. Montaldo, elles restent toujours en cours. Peut-être lui aussi, un jour saisira-t-il la justice européenne si l'article 6 est violé, pour des délais non respectés. Maintenant reste à savoir aussi, si la prescription ne constitue pas une violation de l'article 6, puisqu'il est écrit que chacun à droit à ce que sa cause soit entendue, or reste à savoir si cette prescription ne viole pas aussi le point de cette article. Quand on voit l'état de délabrement des lycés après la tempête, on se dit que l'OR des mines nationalisées à l'époque aurait été très utile pour les rénover comme je l'ai déjà écrit ailleurs sur ce site.

VSD N°1160 du 18 au 24 novembre 1999 de Jean-Paul Cruse.

Par ROUHAUD Franck
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Samedi 27 janvier 2007

Un nouveau scandale est en train d'exploser en France. Il est dénoncé par Jean Montaldo qui n'est pas à son premier coup d'essai. Il a évoqué aujourd'hui 10 septembre à 13h00 sur France Info, la vente par le BRGM dont Claude ALLEGRE était le Président, de mines au Pérou pour 788 millions de francs alors que la valeur minimum était de 12 milliards de francs. Ils dénoncent l'implication de personnalités de droite mais aussi de gauche, et d'un système complice qui ne pouvait ignorer ce point. L'affaire est tellement sensible, que son éditeur a déjà reçu une lettre, demandant de ne pas procéder à la publication de son nouveau livre. Une telle affaire, risque de mettre le gouvernement en difficulté, déjà fragilisé en raison de l'absence de J-P Chevènement, mais aussi des partis politiques qui ont des personnalités impliquées dans cette nouvelle affaire. Au moment où l'on parle de système prémafieux en Corse, on est obligé de constater que tout le reste de la France repose sur le même principe. Après le Crédit Lyonnais, Elf, les vedettes de Taïwan, les affaires continuent encore et toujours. Ce qui suit, est la retranscription de l'interview de Jean Montaldo par un journaliste de France Info.

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FI: "Main basse sur l'or de la France" de Jean Montaldo, selon les déclarations de l'enquêteur, ce travail a déjà été transmis à la justice. Jean Montaldo en 93...

J. M: François Mitterrand étant président et Edouard Balladur 1er Ministre, on décide, de privatiser tous les actifs miniers, du bureau de recherche géologique et minière le BRGM, entreprise publique française. Ce faisant on mélange des mines qui sont en quasi faillite, qui ne valent rien avec une perle, qui se trouve au sommet de la Cordillère des Andes à 4100 m d'altitude, au Pérou à 11.000 km de Paris. On s'imagine que tout va passer comme lettre à la poste. On minore la valeur de cette découverte importante faite, par le BRGM, avec ces 2 associés les sociétés Buenaventura et Newmont, sociétés de droit péruvien, et de droit américain.

F.I: Ce que vous dite, c'est que la mine de Yanafaucha est une mine qui avait une valeur extraordinaire.

J. M: Fabuleuse, et on décide de la vendre dans une opération de privatrisation, dont je fais la preuve, qu'elle est truquée.

F.I: Pourquoi est-ce qu'on vend une mine 788 millions de francs, alors que vous dites qu'elle en vaut 12 milliardset il y a là 800 tonnes d'or.

J. M: 12 milliards au bas mot, et quand on arrive à cette hauteur, on comprend qu'il ne peut pas s'agir d'incompétence. Je fais la preuve, la démonstration, qu'on c'est acharné à perdre l'or de la France. Alors maintenant la justice connaît tout, les noms, les faits, les dates, il lui appartient d'agir. Je l'ai saisit officiellement par 2 fois, le 25 avril 1998 et le 2 septembre 98.

F.I: Pour vous Jean Montaldo, cette affaire est représentative de ce qui peut se passer en France aujourd'hui.

J. M: A tel point, qu'on exerce sur mon éditeur des pressions considérables, depuis que j'exerce ce métier, c'est la première fois, que l'on écrit à mon éditeur, pour lui demander de renoncer à cette publication. Peine perdue, j'ai porté plainte, pour entrave à ma liberté, et pour chantage.

F.I: "Main basse sur l'or de la France" de Jean Montaldo est publié par Albin michel.

Par ROUHAUD Franck
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Lundi 12 février 2007
La France se dote de machines à voter en vue des élections
 

Sans faire de bruit, les machines électroniques à voter se multiplient partout en France. Cela créera-t-il un scandale dans les mois ou les années à venir ? Difficile à dire. Quoi qu'il en soit, des centaines de milliers voire des millions de Français voteront sans utiliser de papier lors des prochaines élections présidentielles.

Quelques tests ont déjà été faits ces dernières années, mais les villes ayant opté pour du 100 % électronique sont encore rares, se comptant par dizaines uniquement. La dernière ville en date à s'être mis « à la page » est celle d'André Santini, Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine.

Pas le choix pour les électeurs d'Issy-les-Moulineaux.

Cette petite ville d'Île-de-France compte quarante bureaux, tous munis de machines à voter. Loi oblige, le choix n'est pas possible dans chaque bureau : « Il n'y aura pas d'autre choix car le code électoral impose un seul système dans un même bureau de vote: soit l'urne papier classique, soit les machines à voter », explique Eric Legale, le chargé des nouvelles technologies à la mairie d'Issy-les-Moulineaux, à nos confrères de ZDNet.

Bien entendu, le choix des machines a ses avantages et ses inconvénients. En terme de coût, il faudra attendre cinq ans avant leur amortissement. Ensuite, la ville est a priori gagnante financièrement. Par contre, en terme de temps, la vitesse de « dépouillement » est quasi instantanée, ce qui est loin d'être le cas en utilisant de simples papiers.

Mais ce gain de temps non négligeable a aussi ses défauts, notamment en ce qui concerne la viabilité des votes. Les machines iVotronic, conçues par l'entreprise américaine ES&S, sont-elles sûres, alors que certains ont déjà prouvé qu'il est possible de truquer les résultats d'une machine, du moins aux États-Unis ? La question peut se poser.

Vote électronique machines à voter ES&S iVotronic-3D
(source)


Un problème de sécurité ?

Pour Denis Muthuon, directeur commercial Europe de ES&S, il n'y a aucun problème : « pendant la journée, chaque vote est enregistré dans la machine comme un bulletin dans l'urne. A la fin des opérations, le dispositif est bloqué pour éviter toute manipulation (...) et pour un éventuel recomptage, un fichier est disponible pour une vérification manuelle. »

Mais venant de la part d'ES&S, difficile d'obtenir un avis autre que positif sur la question. Notons tout de même que de très nombreux critères (114) sont imposés pour autoriser l'utilisation des machines à voter, ce qui n'est pas forcément le cas dans les autres pays.

Mais prudence est mère de sûreté.

Par ROUHAUD Franck
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Samedi 21 avril 2007
par Philippe Jannet - Discrètement, en marge de la campagne, le gouvernement prépare un décret qui, s'il était appliqué, tuerait l'Internet "made in France".

En effet, sous prétexte de surveiller au plus près les internautes, un décret d'application de la loi sur la confiance dans l'économie numérique du 21 juin 2004, exige que les éditeurs de sites, les hébergeurs, les opérateurs de téléphonie fixe et mobile et les fournisseurs d'accès à Internet, conservent toutes les traces des internautes et des abonnés au mobile, pour les délivrer à la police judiciaire ou à l'Etat, sur simple demande.

Au-delà du coût incroyable que cette conservation représenterait, cette mesure ne pourrait que déclencher une défiance immédiate des Français à l'égard de leur téléphone mobile ou fixe, comme à l'égard des acteurs français d'Internet, assassinant instantanément l'économie numérique française, pourtant décrite comme stratégique par nos chers candidats.

Le décret en préparation exprime le fantasme "Big Brother" : tout savoir sur tout et tous, même l'impossible. Selon ce texte, les opérateurs téléphoniques, les fournisseurs d'accès à Internet, les hébergeurs et les responsables de services en ligne (sites Web, blogs, etc.), devraient conserver pendant un an à leurs frais toutes les coordonnées et traces invisibles que laissent les utilisateurs lors d'un abonnement téléphonique ou à Internet, lors de leurs déplacements avec un téléphone allumé, lors de chaque appel ou de chaque connexion à Internet, de chaque diffusion ou consultation sur le Web d'un article, d'une photo, d'une vidéo, ou lors de chaque contribution à un blog.

En substance, devraient être conservés les mots de passe, "pseudos", codes d'accès confidentiels et autres identifiants, numéros de carte bancaire, détails de paiement, numéros de téléphone, adresses e-mail, adresses postales, le numéro de l'ordinateur ou du téléphone utilisé, le moyen d'accès à un réseau, les date et heure d'appel, de connexion et de chacune de leurs consultations ou contributions sur un site Internet.

A tant vouloir être exhaustif, le texte imposerait d'identifier quiconque, en France, aura mis en ligne, modifié ou supprimé une virgule dans son blog, un "chat", ou sur le Web. Techniquement, on peut, certes, tenter de savoir qui s'est connecté à un site et constater sur Internet ce qu'il diffuse à un instant donné.

Mais en cherchant à conserver la trace de la publication d'un contenu qui aura, par la suite, été retiré, le texte impose de facto de mémoriser systématiquement tout ce qui est mis en ligne, modifié et supprimé sur "l'Internet français". De l'avis unanime des spécialistes, c'est économiquement et techniquement impossible. Même les Etats-Unis de George W. Bush et leur "Patriot Act" post-11-Septembre n'ont jamais envisagé pareille conservation ou réglementation, qui soulèverait sans doute l'opinion publique américaine d'aujourd'hui, mais s'opère sans bruit en France.

Le coût, aussi bien pénal qu'économique, d'un tel dispositif serait colossal pour la France. En cas de résistance, ou juste de passivité, la sanction encourue est lourde : les fournisseurs d'accès à Internet ou les sites Internet français qui ne conserveraient pas toutes ces données seront passibles de 375 000 euros d'amende et leurs dirigeants, d'un an d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende, sans compter la fermeture de l'entreprise, l'interdiction d'exercer une activité commerciale, etc.

Lors d'une réunion organisée en catimini le 8 mars 2007 par les ministères de l'intérieur et des finances - le ministère de la justice jouait, une nouvelle fois, les absents -, certains professionnels ont fait valoir, notamment, que cette conservation leur coûterait très cher en stockage informatique et en moyens humains. De plusieurs dizaines de milliers à plusieurs millions d'euros par an de perte nette.

Pourtant, la plupart des sites Web, les Web radios, les blogs, la vidéo à la demande ou mobile, sont encore en quête d'un modèle économique pérenne. Déjà insécurisée par la complexité des enjeux de propriété intellectuelle, l'économie numérique de demain - celle du contenu et pas seulement de l'accès - serait encore fragilisée par une telle surenchère réglementaire franco-française.

En imposant aux entreprises françaises d'être des auxiliaires de justice ou des "indics", l'Etat fragilise tout un pan de l'économie de demain et de la démocratie d'aujourd'hui, en favorisant qui plus est, la domination déjà outrancière des grands acteurs internationaux de l'Internet, qui ne seront pas impactés à l'étranger. Jusqu'alors, seuls les fournisseurs français d'accès à l'Internet et hébergeurs étaient soumis à cette exigence et l'Etat, qui avait promis des compensations financières aux coûts induits par une surveillance des moindres faits et gestes de leurs clients, met tant de mauvaise grâce à s'acquitter des indemnités dues que certains d'entre eux ont renoncé à en réclamer le règlement, préférant envisager la délocalisation pure et simple de leurs activités...

Ces menaces proférées par quelques poids lourds de l'Internet en France font sourire Bercy, qui semble n'avoir pas encore compris qu'Internet est un réseau mondial dont de nombreux prestataires peuvent s'établir et payer leurs impôts presque où bon leur semble.
Il reste que la confusion des genres est totale. Toutes les données conservées seraient accessibles à la police administrative (RG, DST, etc.) comme à la police judiciaire, pendant un an. Les réquisitions administratives pour la "prévention du terrorisme" seraient également conservées un an dans des fichiers tenus par les ministères de l'intérieur et de la défense. Les réponses à ces mêmes réquisitions - nos traces, donc - seraient, pour leur part, conservées pendant trois ans supplémentaires et communicables à la police judiciaire.
Ainsi, des données récoltées sur la base de requêtes administratives initialement motivées par la prévention du terrorisme pourraient se retrouver dans le dossier d'un juge d'instruction en charge d'une affaire de droit à l'image, de diffamation ou de contrefaçon, par exemple, sans que les personnes mises en cause par des traces informatiques vieilles de 4 ans, puissent connaître - ni contester - l'origine ou la pertinence de ces données, ni le contexte dans lequel elles avaient été recueillies, en dehors de toute procédure judiciaire, sans magistrat ni contradictoire, quatre ans auparavant.

Ce projet de décret constitue donc une véritable menace de mort. Il est inquiétant pour trois raisons essentielles. D'abord, le coût. A vouloir faire conserver et restituer par les entreprises, sous peine d'investissements à perte, de prison et d'amendes, des traces qu'elles n'ont pas de raisons ou de possibilité d'avoir, la France créerait une distorsion de concurrence au détriment de sa propre économie numérique, pourtant motrice de notre croissance. Un internaute choisira plus aisément un site non surveillé qu'un site français pour s'informer, même s'il n'a rien à craindre de sa recherche.

Ensuite, la confusion entre le renseignement d'Etat et la justice, qui relègue la séparation des pouvoirs au rang de fiction juridique. Enfin, le risque qu'un tel dispositif ferait peser sur la régularité des procédures judiciaires au regard de notre procédure pénale. C'est-à-dire le risque de priver une politique de sécurité de toute efficacité.

Certes, le gouvernement consultera la CNIL, brandie en épouvantail par les ministères. Mais l'avis de celle-ci, même défavorable, sera dépourvu du moindre effet juridique depuis la refonte de la loi informatique et libertés intervenue en 2004. Certes, l'équilibre entre sécurité, croissance, libertés et efficacité est complexe. Au demeurant, aucune de ces valeurs ne s'illustre dans ce projet de décret, dont la rédaction est aujourd'hui laissée à un consensus entre technocrates et techniciens qui, quels que soient les résultats des échéances électorales, seront encore là demain.

Ce qui pourrait n'être qu'un décret illisible de plus est aujourd'hui une menace de mort pour le développement du numérique en France et pour tous les acteurs concernés de près ou de loin par celui-ci, de la presse aux blogueurs, en passant par la grande distribution, les opérateurs de téléphonie, les fournisseurs de logiciels, les fabricants d'ordinateurs, etc.
Sous prétexte de lutter contre la menace réelle du terrorisme, l'Etat français prend - comme aucun autre - le risque de tuer une part non négligeable de l'avenir du pays, sans aucun état d'âme et dans le silence assourdissant d'une campagne présidentielle omniprésente sur Internet, mais muette sur le développement de l'Internet.

Philippe Jannet est président du Groupement des éditeurs de sites en ligne (Geste).
Le Geste regroupe les principaux éditeurs de sites en ligne français, qu'il s'agisse de portails généralistes (Yahoo ! France, Google), d'organismes ou d'entreprises (INA, UFC Que choisir, Manpower, Comareg, France Télécom, Bouygues Télécom, etc.), ou encore de sites de chaînes de télévision (TF1, France télévision, M6, etc.), de radios (Radio France, Skyrock, RTL, RFI, etc.), d'agences (AFP), de journaux (Le Figaro, Les Echos, Libération, Le Monde, L'Equipe, Le Point, L'Express, Le Nouvel Observateur, Le Parisien et les journaux du groupe Hachette Filipacchi Multimedia, etc.). Source : Le Figaro
Par ROUHAUD Franck
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